La BIODANZA® système Rolando Toro
= Danse de la Vie, danse du cœur, action poétique et conquête de la liberté existentielle !

« Ose, ose, redonne à ta vie sa vraie valeur. Ose, ose, redonne à ce monde toutes ses couleurs ».
Yannick Noah, « Ose ».
Le mot Biodanza vient de « BIOS », en grec, la Vie. Et « danza », un mouvement plein de sens en espagnol. La Biodanza est donc « la danse de la Vie » !
Définition théorique : « La Biodanza est un système d’intégration affective, de renouvellement organique et de réapprentissage des fonctions originelles de la vie. Ce système se fonde sur des vivencias induites par la musique, la danse, le chant et des situations de rencontres en groupe ». Rolando Toro Araneda, 1986.
Préambule : « C’est quoi, pour moi, la biodanza ? »
Danser sa vie, telle qu’elle est à l’instant présent. Mouvoir son corps, avec toutes les possibilités qu’il offre à l’instant présent. S’émouvoir en regardant les yeux qui brillent intensément. Sentir ses cellules qui jubilent à l’intérieur. Se sentir « intensément vivant ». Respirer ! Ecouter le rythme du battement du cœur et s’émerveiller de cette pulsation primordiale en soi et en l’autre. Ce « Ta-tam !» qui donne la vie, l’élan, l’impulsion vitale pour aller « vers ».
La « motivation affective », qui est le cœur-même de la biodanza, est une marche en avant. Cette marche est une première danse qui permet d’avancer par un déséquilibre constant, une tension dynamique entre ciel et terre, vers l’harmonie.
La Terre nous porte. Nous touchons la Terre et nous sommes aspirés, inspirés par le Ciel. Nous sommes le pont entre les deux. Etres d’imagination et êtres de réalisation concrète, nous co-créons à chaque instant par nos mouvements de vie, par nos danses. Nous construisons par nos rencontres et nos liens affectifs une réalité sans cesse renouvelée. Nous sommes des arbres avec des racines qui sont nos pieds et des branches qui sont nos bras pour mettre l’amour en action par nos propres mains. Pour nous-mêmes, pour nos frères et sœurs humains, et pour la planète. Et la biodanza est une clé de connaissance pour aider à réaliser ce délicat équilibre, cette écologie entre objectifs personnels et universels, entre besoins individuels et collectifs. Pouvoir dire « je suis » et « nous sommes » en même temps. Pouvoir le faire dans la joie, en accord avec ce que je pense, ce que je dis et ce que je fais. Voilà les mots que je souhaite poser, ici et maintenant, sur cet art qui me facilite la vie en la rendant, en même temps, plus complexe et plus intense !
D’où vient la biodanza ?
Elle a été créée dans les années 60 en Amérique latine, et plus précisément, au Chili. Son premier nom était « psicodanza ». L’objectif de son créateur, Rolando Toro Araneda, né le 19 avril 1924, était d’humaniser la médecine. Anthropologue-psychologue et chercheur, se définissant comme « éducateur artiste », Il était alors professeur d’expression du centre d’études d’anthropologie médicale de l’école de médecine de l’Université du Chili et réalisait des recherches sur l’expression de l’inconscient et l’expansion de conscience.
En testant différents styles de musique qui entraînent l’expression de diverses émotions, Rolando a construit un modèle théorique basé sur les deux pôles de notre identité d’humain, comme une pulsation entre repos/activité, éveil/sommeil, induisant des changements d’état de conscience. Il a commencé par appliquer ce système à l'hôpital psychiatrique de Santiago et à l'institut d'esthétique de l'université catholique du Chili avant de le développer à travers le monde et notamment, dans les pays où il a résidé (Brésil, Argentine, Suisse, Italie) avant de revenir au Chili en 88. Son travail est une synthèse, une rencontre entre les mythes et archétypes universels, un pont entre les arts et les sciences, la psychologie, la philosophie, la biologie, l’éthologie, la physique ! Citons pêle-mêle parmi les auteurs qui ont nourri la réflexion de Rolando Toro, Reich, Dolto, Carl Gustav Jung, Freud, Héraclite, Heidegger, Spinoza, Sartre, David Bohm, Hubert Reeves, Francisco Varela, Gregory Bateson, Edgar Morin, Albert Jacquard, Boris Cyrulnik….et bien d’autres. Actuellement, Rolando Toro est président de l’IBF (international biocentric foundation), où il est responsable de l'enseignement du système Biodanza dans les écoles de Biodanza à travers le monde. Il est aussi musicien, peintre et poète.

Pour-quoi on (bio)danse ?
- Pour bénéficier d’une meilleure vitalité et joie de vivre. Pour sentir le bien être, le plaisir d’être en mouvement.
- Pour mieux gérer son stress (diminution des tensions) et augmenter son immunité.
- Pour acquérir plus de confiance et d’estime de soi.
- Pour un meilleur contact avec soi-même, avec les autres et avec le groupe : rééducation au contact et au toucher sensible, au plaisir.
- Pour une meilleure communication affective
- Pour développer sa créativité par le rééquilibrage des hémisphères droit et gauche
- Pour parvenir à davantage d’harmonie dans sa vie liée à plus de « présence » et d’expression authentique de soi-même.
Les effets de la biodanza sur la santé et le stress ont été étudiés de près 98 par Marcus Stück (psychologue) et Alejandra Villega, qui ont publié « La biodanza dans le miroir des sciences ». Cet ouvrage est le fruit d’une étude sur les effets de la biodanza sur le stress initiée en 98 en Argentine, à l’université ouverte interaméricaine (U.A.I) de Buenos Aires et complétée en Allemagne de 2000 à 2007 au sein de l’institut de psychologie appliquée de l’université de Leipzig.
Où il a été vérifié que la biodanza a des effets sur les système nerveux, le système endrocrinien et le système immunitaire induits par la musique, les émotions, le groupe, le mouvement, le contact (regard et corporel). L’hypersensibilité, pour « surcharge de stress », diminue lors d’une séance de biodanza comme lors d’une séance de méditation !
Mais c’est par une pratique régulière de la biodanza (une fois par semaine) pendant 9 mois en continu que l’on peut observer des changements sur le système immunitaire à long terme, et dont les effets sont irréversibles.
Autres effets sur le long terme : adoucissement du tempérament colérique, diminution des maladies psychosomatiques (ex migraines, tensions musculaires) et de la peur du contact, changement de regard sur la vie et le futur, plus de sérénité, augmentation de la capacité d’empathie…etc
Comment on (bio)danse ?
Dans un groupe, en principe, sur un rythme hebdomadaire. On danse seul(e), à deux, par petits groupes ou avec tout le groupe sur de la musique variée et sélectionnée par un collège de personnes spécialisées en musicothérapie (classique, latina, jazz, relaxation, rythmes africains, musique pop, folklore etc….) avec des consignes très simples données oralement et démontrées par le faciltateur(tatrice), nom préféré à celui de « professeur de biodanza » car il/elle est censée « faciliter » le processus du groupe et non « enseigner » quoi que ce soit d’une façon didactique.
Une séance de biodanza – ou « vivencia » dure approximativement 2h. On appelle « vivencia », un vécu intense du moment présent (un mot espagnol qui n’existe pas en français), qui est induit lors d’une séance de biodanza.
Les règles basiques de fonctionnement d’une « Vivencia » :
- La biodanza est une proposition non-verbale, même si on peut être amené à chanter ou à émettre des sons lors d’une séance de biodanza. On ne parle donc pas pendant la séance (sauf le facilitateur.tatrice) afin de laisser le cerveau gauche logique, analytique, au vestiaire et laisser de l’air au cerveau droit…
En principe, la séance de danse proprement dite est précédée d’un bref moment de théorie, en lien avec le thème de la séance. Elle peut aussi comporter un moment dit de « partage viventiel », ou les participants du groupe peuvent exprimer un ressenti positif, ou confier une difficulté rencontrée lors d’une ou plusieurs danses de la séance précédente. Bien sûr, ce partage est facultatif.
-Principe d’auto-régulation : chacun arrive avec son propre niveau énergétique, et ses limites physiques, psychiques, mentales, etc. Il importe donc à chacun de se respecter et de doser son engagement dans les danses. Si une proposition/danse ne convient pas, pas d’obligation mais il est demandé de rester dans la salle pendant toute la durée de la séance qui est conçue de façon organique. Partir de façon prématurée n’est donc pas recommandé. Respect pour soi et pour le groupe.
-Feedback : la notion de feedback est liée au respect de soi-même et de l’autre. L’écoute des signes non-verbaux qu’envoie l’autre afin de respecter sa volonté, et ne pas imposer la sienne, est essentielle en biodanza et progressivement, les participants apprennent à affiner leur sens du contact, développer leur « tact ». Personne n’impose rien à personne. Dans une proposition de danse à deux, le choix doit être librement consenti de part et d’autre et le degré de proximité, itou !
Les objectifs de la biodanza sont, en résumé, l’expression et le développement de nos potentiels sur cinq lignes d’expression –que l’on appelle « lignes de vivencias » correspondant aux besoins fondamentaux humains avec une ligne-tronc qui est « au centre » et permet de potentialiser toutes les autres branches : la ligne du cœur, de l’affectivité.
-Ligne de VITALITE : c’est l’envie de bouger, mettre son corps en mouvement, la capacité à « s’auto-réguler », à gérer l’alternance activation/repos qui permet l’équilibre du corps (homéostasie)
et répond à l’instinct d’auto-conservation, lié aussi à l’instinct de soif, de faim. Elle s’exprime pleinement dans un ressenti de plénitude et une humeur joyeuse.
-Ligne de SEXUALITE : à l’origine, c’est l’instinct sexuel qui assure la reproduction. Certaines danses stimulent les mouvements et les sensations liées à l’érotisme. On vise ici l’expression du désir et l’aptitude au plaisir.
-Ligne de CREATIVITE : c’est la capacité à avoir des relations nouvelles et variées avec le monde, à transformer le milieu, à innover dans notre existence. La dimension psychologique se retrouve dans l’expressivité et l’exaltation créatrice.
-Ligne de l’AFFECTIVITE : on trouve son origine biologique dans les forces de cohésion de l’espèce humaine, ce fameux « instinct grégaire » ou besoin d’appartenance qui pousse à se regrouper, à se relier aux autres. Les rencontres, les rituels de connexion comme les rondes, les danses de solidarité et d’affectivité permettent une rééducation de la gestion des émotions et de leur expression dans le rapport aux autres. Les dimensions psychologiques cultivées sont l’amour, l’amitié, l’altruisme, la compassion.
-La TRANSCENDANCE : l’instinct de la transcendance, la connexion au Tout vient de l’expérience de fusion connue par le bébé dans le ventre de la mère. Les danses dans la nature, les exercices dans l’eau, les danses des quatre éléments relient à cette harmonie cosmique. L’expansion de conscience et l’extase sont à la clé de cette ligne.
Merci à Paula Roulin Prat pour les définitions des lignes dont je me suis largement inspirée ! http://www.biodanza-paula.org/
Où l’on biodanse ?
Un peu partout. En Amérique latine, au Canada, en Europe, en Afrique du Sud, et même au Japon, en Israël, à la Réunion…
On danse dans des groupes privés et dans les institutions (avec des professeurs qui ont suivi des extensions spécifiques complémentaires) : écoles, maisons de retraite, favelas au Brésil, prisons (travail social), entreprises, hôpitaux psychiatriques et autres institutions pour adultes et enfants différents, avec handicap, en lien avec les professionnels du secteur concerné.
Mon parcours en biodanza :
- j’ai complété la formation et suis actuellement supervisée par l’école de Biodanza de Bourgogne( http://www.biodanza-bourgogne.com) et notamment Isabelle Jacob, ma professeure référente (www.biodanza-iris.com), avec qui j’ai découvert la biodanza en mai 2005 et dont j’ai eu l’honneur d’être l’assistante en août 2009 à l’Espace des Possibles, à Meschers (Charente-Maritime).
-je suis diplômée en biodanza enfants de l’école de Biodanza Rolando Toro de Liège (http://www.biodanzaecole.be) après avoir assisté Agata Sinkovec, qui anime des cours pour adultes et enfants dans l’Oise( http://www.pollendetoiles.com).
-Je suis membre-fondatrice de l’association « Covivences » (http://covivences.free.fr) qui propose depuis le 21 mars 2009 des ateliers-découvertes le dimanche et membre-fondatrice de l’APBRP (association des professionnels de la biodanza de Paris et région parisienne).
Mes activités en biodanza :
-J’anime un atelier hebdomadaire pour adultes le jeudi soir au 66 PELLEPORT, Paris 20 ème de 20h à 22h. http://66pelleport.wordpress.com/activites/
-deux ateliers par semaine d’expression corporelle et rythme enfants (Biodanza Enfants) à Neuilly/S/Seine pour des enfants de 6 à 9 ans dans le cadre des activités péri-scolaires.
- un atelier mensuel « biodanza en famille », inter-générationnel à Paris 17ème et quelques ateliers découvertes pour adultes dans le cadre de l’association Covivences (tout le programme sur http://covivences.free.fr)
